Mandater une firme de recherche de cadres n’est pas une mince affaire. Comme lors de la sélection d’un candidat pour pourvoir un poste, il faut que le courant passe! Pour dénicher la bonne firme, certains font confiance au bouche à oreille. D’autres s’en remettent au hasard des plus récents contacts avec des recruteurs* qu’ils connaissent souvent trop peu. D’autres encore développent des processus d’analyse des fournisseurs si fastidieux qu’ils découragent les professionnels les plus compétents, trop occupés pour s’y soumettre.Dans tous les cas, on est loin de la démarche méthodique et efficace qui permet de mettre la main sur une firme professionnelle et performante.

Voici les trois dernières questions à se poser pour s’assurer d’embaucher la bonne firme de recrutement :

7-Lui faites-vous confiance?

Un des rôles du recruteur est de promouvoir une occasion de carrière dans votre entreprise auprès des candidats potentiels. Pour ce faire, il doit pouvoir parler autant des avantages du poste que de ses limites. Vous devez donc vous sentir parfaitement en confiance avec votre conseiller, afin de lui fournir tous les renseignements dont il aura besoin pour informer judicieusement les candidats.

Vous devrez peut-être même lui fournir des informations confidentielles, comme un projet d’acquisition ou de fusion en préparation. Serez-vous à l’aise si le recruteur doit remettre en question certains de vos critères ou discuter de situations délicates (le caractère intempestif du patron qui vous motive à chercher un candidat aux nerfs solides, par exemple)? Un bon recruteur doit posséder d’excellentes aptitudes relationnelles, car il doit non seulement être en mesure de mériter la confiance de son client, mais aussi celle des candidats. Mais si vous ne lui faites pas confiance, votre mandat pourrait être plus difficile que prévu.

Au hasard de la conversation, un recruteur qui possède un sens de la confidentialité élevé devrait avoir peaufiné l’art de la discrétion et, par exemple, se montrer prudent lorsqu’il vous parlera de ses mandats précédents. Un recruteur ne devrait jamais hésiter à signer une clause de confidentialité. Il pourrait cependant souhaiter poser des questions pour en comprendre le sens et s’assurer qu’elle ne limite pas sa capacité à intéresser des candidats. Si vous avez l’impression qu’il parle trop de sujets délicats concernant ses anciens clients, cela devrait vous mettre la puce à l’oreille.

8-Quelles sont ses références?

C’est avant tout sur ses résultats qu’on devrait évaluer un recruteur. Demandez-lui de vous fournir des références, idéalement les coordonnées d’anciens clients. Aussi, quelqu’un dans votre réseau le connaît peut-être. Informez-vous! A-t-il une image sans tache au plan éthique? Quel est le niveau de satisfaction de ses clients? N’hésitez pas à questionner ceux qui ont déjà fait affaire avec la firme à titre de candidat. Les meilleures firmes soignent autant leurs relations avec les candidats qu’avec les clients.

Un recruteur peut avoir eu des mandats plus difficiles et avoir eu à reprendre un mandat, cela fait partie du métier. Mais comment s’est-il comporté dans ce genre de situation? La réponse à cette question pourrait vous renseigner sur son professionnalisme.

9-Quelle est son expérience?

Dans ce milieu, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus… Nombreux sont ceux qui se lancent dans le métier sans avoir les compétences nécessaires. Il est donc indispensable de s’informer sur le cheminement professionnel et l’expérience du conseiller en recrutement. Demandez-lui aussi les raisons qui l’ont motivé à devenir recruteur. Certaines réponses pourraient vous surprendre… Beaucoup d’excellents vendeurs choisissent ce métier : ils vendent leurs services aux entreprises et l’opportunité aux candidats avec brio. Si cette qualité est nécessaire, elle ne suffit pas. Elle peut même s’avérer une arme à double tranchant, puisqu’un recruteur qui survend votre poste risque d’entraîner une déception et de l’amertume chez le candidat, et mener à son départ. Le métier de chasseur de têtes ne s’apprend pas sur les bancs d’école. L’acquisition des compétences requises pour exceller dans ce milieu vient avec l’expérience.

Conclusion

La capacité à analyser les postes et les candidats et à bien conseiller l’organisation fera la différence dans la qualité des services dont vous bénéficierez. Le professionnalisme, la rigueur et le sens éthique du recruteur seront déterminants pour votre satisfaction à court et à long terme et auront aussi des répercussions sur l’image de votre organisation.

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